ComfyUI : installation et premiers pas en local (2026)
ComfyUI est une interface open source qui génère des images, et désormais de la vidéo, sur votre propre machine en reliant des blocs appelés nœuds. Au 20 septembre 2026, c'est l'outil le plus complet pour l'image en local : les nouveaux modèles y sont pris en charge avant partout ailleurs. Il a la réputation d'être intimidant. Il l'est surtout quand on commence par un workflow de quarante nœuds trouvé sur un forum. Ce guide vous mène de l'installation à la première image, sur Windows, Mac ou Linux, avec les nœuds strictement nécessaires.
#ComfyUI, c'est quoi ?
ComfyUI est un logiciel libre (licence GPL-3.0) apparu début 2023, aujourd'hui maintenu par l'organisation Comfy Org. Il s'installe sur votre ordinateur, s'ouvre dans le navigateur à l'adresse http://127.0.0.1:8188 et n'envoie rien sur Internet : les images sont calculées par votre carte graphique et restent sur votre disque.
Sa particularité est de montrer le pipeline au lieu de le cacher. Là où une interface classique propose un champ de texte et un bouton, ComfyUI affiche chaque étape sous forme de nœud : charger le modèle, encoder le prompt, débruiter, décoder l'image, l'enregistrer. Vous reliez les nœuds par des fils. L'ensemble forme un workflow, que l'on peut sauvegarder, partager et rejouer à l'identique.
#Le matériel qu'il vous faut
Images et vidéos IA en local, sans limite : ComfyUI, Flux, Z-Image, Wan 2.2 sur ton GPU ou ton Mac — workflows prêts à charger, cadre légal inclus.
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Comme pour un LLM, la ressource qui décide de tout est la mémoire de la carte graphique. La différence : un modèle d'image qui déborde de la VRAM ne ralentit pas un peu, il ralentit d'un facteur dix, ou échoue avec une erreur de mémoire. Les ordres de grandeur ci-dessous valent pour une image de 1024 × 1024 pixels.
| Famille de modèles | VRAM confortable | Cartes de notre base qui conviennent |
|---|---|---|
| Stable Diffusion 1.5 | 4 à 6 Go | GTX 1660, RTX 2060, RTX 3050 6 Go et au-dessus |
| SDXL et ses dérivés | 8 Go | RTX 3060, RTX 4060, RTX 5060, RX 7700 XT |
| Flux.1 en FP8, modèles récents de 6 à 12 milliards de paramètres | 12 à 16 Go | RTX 3060 12 Go, RTX 4070, RTX 5070 Ti, RX 9070 XT |
| Flux.1 en pleine précision | 24 Go | RTX 3090, RTX 4090, RTX 5090, RX 7900 XTX |
| Vidéo (famille Wan et équivalents) | 16 à 24 Go et plus | RTX 4090, RTX 5090 ; possible en dessous avec des versions quantifiées, lentement |
| Mac Apple Silicon | 16 Go de mémoire unifiée au minimum | Fonctionne sur toute puce M, deux à quatre fois plus lentement qu'une RTX de gamme équivalente |
Côté constructeurs, NVIDIA reste le chemin sans friction. Les cartes AMD fonctionnent bien sous Linux avec ROCm ; sous Windows, la prise en charge progresse mais demande encore plus de manipulations. Prévoyez aussi de la place sur le disque : un seul modèle pèse de 2 à 25 Go, et on en accumule vite une dizaine.
#Trois façons de l'installer
| Méthode | Pour qui | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|---|
| ComfyUI Desktop | Débutants sur Windows (GPU NVIDIA) ou Mac Apple Silicon | Un installeur classique, téléchargé sur comfy.org. Il installe Python et les dépendances dans un dossier isolé, et se met à jour seul. |
| Version portable Windows | Utilisateurs Windows qui veulent tout garder dans un dossier | Une archive à décompresser depuis la page des versions sur GitHub, puis un double-clic sur run_nvidia_gpu.bat. Rien n'est installé dans le système. |
| Installation manuelle | Linux, cartes AMD, et ceux qui veulent maîtriser l'environnement | Un clone Git, un environnement Python, PyTorch adapté à votre carte, puis les dépendances du projet. |
Au lancement, le terminal affiche l'adresse locale à ouvrir dans le navigateur. Deux options de démarrage rendent service : --lowvram pour les cartes de 6 Go et moins, et --listen si vous voulez ouvrir l'interface depuis un autre appareil de votre réseau.
#Où ranger les modèles
ComfyUI n'embarque aucun modèle. C'est la première cause de blocage : l'interface s'ouvre, on clique sur Exécuter, et une erreur signale un fichier manquant. Chaque type de fichier a son sous-dossier dans le dossier models.
- models/checkpoints
- Les modèles « tout en un » comme SDXL : un seul fichier .safetensors contient le modèle de diffusion, l'encodeur de texte et le VAE. C'est le plus simple pour débuter.
- models/diffusion_models
- Le modèle de diffusion seul, pour les familles récentes distribuées en pièces détachées (Flux, Z-Image, Wan).
- models/text_encoders
- L'encodeur qui transforme votre prompt en vecteurs. Souvent le plus gros fichier après le modèle lui-même.
- models/vae
- Le décodeur qui transforme le résultat du calcul en image visible.
- models/loras
- Les LoRA : de petits fichiers qui ajoutent un style, un personnage ou un concept à un modèle de base.
#Votre première image
- 01Charger un workflow officiel
- 02Télécharger les fichiers proposés
- 03Écrire le prompt
- 04Exécuter
- 05Retrouver l'image
Trois réglages du nœud d'échantillonnage suffisent pour commencer. La graine (seed) détermine l'image : même graine et mêmes réglages donnent la même image. Le nombre de pas (steps) règle le temps de calcul, de 20 à 30 pour un modèle classique, de 4 à 8 pour un modèle « turbo ». Le CFG règle la fidélité au prompt : trop haut, l'image sature et se déforme.
#Comprendre et récupérer des workflows
Un workflow est un simple fichier JSON, et ComfyUI l'inscrit dans chaque image qu'il enregistre. Conséquence pratique : glissez dans la fenêtre une image PNG produite par ComfyUI, et le graphe complet qui l'a générée se recharge, avec le prompt, la graine et tous les réglages. C'est la meilleure façon d'apprendre, et la raison pour laquelle la communauté partage des images plutôt que des tutoriels.
Quand un workflow récupéré affiche des nœuds rouges, il utilise des extensions que vous n'avez pas. ComfyUI-Manager, intégré aux installations récentes, liste les nœuds manquants et les installe. Restez sobre : chaque extension ajoute des dépendances Python, et une installation chargée de cinquante extensions finit par casser à la première mise à jour.
#Les erreurs des premiers jours
- Erreur de mémoire (CUDA out of memory)
- Le modèle ou la résolution dépasse votre VRAM. Réduisez la taille de l'image, prenez une version FP8 ou quantifiée du modèle, ou lancez ComfyUI avec --lowvram.
- Image noire ou bruit coloré
- Presque toujours un VAE ou un encodeur de texte qui ne correspond pas au modèle. Repartez du workflow officiel de la famille concernée.
- Génération interminable
- Vérifiez dans le terminal que le GPU est bien détecté au démarrage. Si ComfyUI annonce un fonctionnement sur CPU, c'est la version de PyTorch installée qui ne correspond pas à votre carte.
- Nœuds rouges à l'ouverture d'un workflow
- Des extensions manquent. Passez par le gestionnaire pour les installer, puis redémarrez ComfyUI.
#Licences : ce que vous avez le droit de faire
ComfyUI est libre, mais chaque modèle a sa propre licence, et elles ne se valent pas. Avant d'utiliser une image pour un client, un produit ou une publicité, lisez la licence du modèle qui l'a produite. Trois cas de figure reviennent souvent.
| Modèle | Licence | Usage commercial des images |
|---|---|---|
| Flux.1 schnell | Apache 2.0 | Autorisé |
| Flux.1 dev | Licence non commerciale de Black Forest Labs | Encadré : lire les conditions, une licence payante existe |
| SDXL | OpenRAIL++ | Autorisé, avec des restrictions d'usage listées dans la licence |
- Le kit Images IA : workflows prêts à l'emploi et réglages par carte graphique
- Documentation officielle de ComfyUI
- Le dépôt ComfyUI sur GitHub
#FAQ
ComfyUI est-il gratuit ?+
ComfyUI fonctionne-t-il sans carte graphique ?+
Faut-il savoir programmer pour utiliser ComfyUI ?+
ComfyUI ou une interface plus simple ?+
Mes images et mes prompts restent-ils privés ?+
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